Mangrove Restoration / Restauration des zones de mangroves

Mozambique

2018
plus de 100 000 habitants / more than 100,000
Mozambique

Quelimane

Période de réalisation de l'initiative

du 08/2013 au 08/2018

Description de l'initiative

The project aimed to restore the mangroves that had protected the city of Quelimane before they were devastated by the local population in search of wood for construction and charcoal production. The beneficiaries of the project have been these very same inhabitants, as well as the city as a whole. The methodology was to repopulate the bare mangrove fields with new mangroves and to involve the communities in this work, which included preparing seed beds, ridging and sowing. Parallel to replanting the mangroves, 12 resilient model houses were constructed using local materials, but without using mangroves. Local artisans were trained to build the houses so that they could then transfer this know-how to their peers. With the restoration of the mangroves and the introduction of sustainable development practices, Quelimane’s resilience to climate change has been improved.
The process of mangrove restoration in Quelimane had the following steps:
- Meeting with the beneficiary communities to describe the use of mangroves in the community, and to highlight the importance of the mangrove to them;
- Together with the community, defining protective actions for the mangrove and action to be taken to protect and fill in the gaps created in the mangrove florae;
- Deciding on how the restoration process should be done and when it must be started;
- With specialists on mangrove restoration, providing training to focal point persons identified by the community (three persons for each of the 4 beneficiary communities);
- Selecting Working Groups composed of 30 members in each community to work for a month, being replaced by other 30 members the following month. The focal points were in charge of teaching the groups on how to plant correctly, as well as supervising the planting process. Focal points remained the same from the beginning to the end of project.
- A daily amount of 150 Mt (approx. 2.42 USD) per person was paid to each participant.
- In the first year we bought the seedlings from an NGO called ANAMA but in the second year each beneficiary community established a nursery to produce their own seedlings. Also, from the second year, we introduced the direct planting of propagules in the field, which had a very good survival rate (87%) compared with planting seedlings (4.7%-9%).
- Both seedlings and propagules were planted and sown in both edges of a ridge of 3 meters in width, separated 2 meters from one ridge to other. On the advice of US Forest Service this method was abandoned and in the third year we starting planting in a flat areas, but the survival rate did not increase.
- In light of the costs of restoration using the methodology described above, and on the advice of experts from University of California, we decided to use ‘hydrologic restoration’ instead. Using this approach, the community groups constructed a total of 31 km of canals covering a total of 86 hectares. In hydrologic restoration the canals transport the seeds (propagules), which spread and germinate evenly in the field.

Le projet visait à restaurer les mangroves qui avaient protégé la ville de Quelimane avant d'être dévastées par la population locale à la recherche de bois pour la construction et la production de charbon de bois. Les bénéficiaires du projet ont été ces mêmes habitants, ainsi que la ville dans son ensemble. La méthodologie a consisté à repeupler les zones de mangroves dénudées avec de nouvelles mangroves et à impliquer les communautés dans ce travail ; celui-ci a compris la préparation des lits de semence, le billonnage et les semis. Parallèlement à la replantation des mangroves, douze maisons modèles résilientes ont été construites avec des matériaux locaux, mais sans bois de mangroves. Des artisans locaux ont été formés pour construire les maisons afin d’être en mesure, par la suite, de transférer ce savoir-faire à leurs pairs. Avec la restauration des mangroves et l'introduction de pratiques de développement durable, la résilience de Quelimane au changement climatique a été améliorée.
Le processus de restauration de la mangrove à Quelimane s'est déroulé selon les étapes suivantes:
- rencontrer les communautés bénéficiaires pour souligner le rôle des mangroves et pour souligner l'importance de la mangrove pour les communautés ;
- définir, avec la communauté, des actions de protection de la mangrove et des actions à entreprendre pour protéger et combler les lacunes créées dans les zones de mangrove ;
- décider de la manière dont le processus de restauration doit être effectué et du moment où il doit commencer ;
- avec des spécialistes de la restauration des mangroves, assurer la formation des personnes relais identifiées par la communauté (trois personnes pour chacune des quatre communautés bénéficiaires) ;
- sélectionner des groupes de travail composés de 30 membres dans chaque communauté : ils doivent travailler pendant un mois, puis être remplacés par 30 autres membres le mois suivant. Les équipes de coordination étaient chargées d'enseigner aux groupes comment planter correctement, ainsi que de superviser le processus de plantation. Elles sont restées les mêmes du début à la fin du projet.
- un montant de 150 meticais (environ 2,42 US$) a été versé à chaque participant, chaque jour.
- La première année, les semis ont été achetés à une ONG appelée ANAMA, mais la deuxième année, chaque communauté bénéficiaire a créé une pépinière pour produire ses propres semis. Aussi, à partir de la deuxième année, la plantation directe de propagules en plein champ a été introduite ; cette technique a permis d’obtenir un très bon taux de survie (87%) si on le compare à celui des semis (4,7%-9%).
- Les semis et les propagules ont été plantés et semés sur les deux bords d'une crête de trois mètres de large, avec une séparation de deux mètres d'une crête à l'autre. Sur les conseils de l'US Forest Service, cette méthode a été abandonnée et la troisième année, nous avons commencé à planter dans une zone plate ; mais le taux de survie n'a pas augmenté.
- Compte tenu des coûts de la restauration selon la méthodologie décrite ci-dessus et sur les conseils d'experts de l'Université de Californie, nous avons décidé d'utiliser plutôt le terme "de restauration hydrologique". Grâce à cette approche, les groupes communautaires ont construit un total de 31 km de canaux, sur une superficie totale de 86 hectares. Lors de la restauration hydrologique, les canaux transportent les graines (propagules), qui se répandent et germent uniformément dans le champ.

Principaux résultats obtenus

Quelimane’s mangrove replanting project restored 33 hectares of devastated land, repopulating it with new mangroves. In addition, 86 hectares of land was prepared for hydrologic restoration in the Icidua and Mirazane areas of the Municipality. This has reduced the levels of tides and flooding of the city. It has also boosted biodiversity as some crustaceans now have breeding grounds. With more mangroves recovered, we believe that carbon emission have also been reduced and that index of erosion and salt intrusion will also be reduced.

Le projet de replantation de mangroves de Quelimane a permis de restaurer 33 hectares de terres dévastées et de les repeupler de nouvelles mangroves. De plus, 86 hectares de terrain ont été préparés pour la restauration hydrologique dans les secteurs d’Icidua et de Mirazane de la municipalité. Cela a fait réduire le niveau des marées et des inondations de la ville. Le projet a également stimulé la biodiversité ; certains crustacés disposent maintenant d’aires de reproduction. Avec plus de mangroves récupérées, les émissions de carbone ont également diminuées, l’érosion a été ralentie et la salinisation des terres a décru.

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