Projet d’Assainissement de Yaoundé (PADY) / The Yaoundé Water Management and Treatment Project

Cameroun

2018
plus de 100 000 habitants / more than 100,000
Cameroun

Yaoundé

Période de réalisation de l'initiative

du 06/2006 au 06/2018

Description de l'initiative

Avec un parc automobile de près de 300.000 véhicules, les émissions de gaz à effet de serre sont estimées à 212 kg eq CO2/hab./an. L’urbanisation rapide entraîne la destruction du couvert forestier susceptible de séquestrer une partie des GES émis. Le réchauffement fait augmenter l’évaporation des eaux de surface à Yaoundé. Il s’ensuit une augmentation de l’intensité des précipitations. Les quantités importantes d’eau de ruissellement dépassent alors les capacités des ouvrages de drainage constitués de cours d’eau naturels. D’où la fréquence des inondations, avec leurs conséquences néfastes telles que destructions d’infrastructures et de biens, augmentation des risques de décès, de maladies d’origine hydrique et du paludisme.
On constate à Yaoundé une plus grande variabilité des précipitations et une hausse de la fréquence des épisodes de fortes précipitations.
Ces variations entraînent un manque de prévisibilité de la hausse des niveaux d’eau dans le principal exutoire des eaux pluviales, le Mfoundi et ses affluents. Cela est à l’origine de débordements importants dans le centre-ville, où se concentrent les activités administratives, commerciales et économiques.
Le Plan National d’Adaptation aux Changements Climatiques du Gouvernement du Cameroun vise, entre autres, à actualiser les documents de planification urbaine, en tenant compte des effets des changements climatiques, et à élaborer des plans d'adaptation à ces changements.
La population de la ville est estimée à 3 millions d’habitants. Le projet concerne plus directement près de 1,8 millions personnes de l’agglomération.
Le Projet d’Assainissement de Yaoundé (PADY) est une des actions d’adaptation et de résilience aux changements climatiques qui a comme objectifs la résolution des problèmes d’inondation dans le centre-ville, l’amélioration du cadre de vie des populations et le renforcement des capacités des parties prenantes du secteur de l’assainissement.
Ces objectifs ont été atteints à travers la construction d’infrastructures de drainage et le suivi des fluctuations des niveaux d’eau dans les rivières par : l’acquisition de matériels hydrologique et informatique, pour le suivi hydrologique et la gestion des données, la formation des agents de la Communauté Urbaine pour la mise à jour de la base de données informatique du SIG, la réalisation d’une étude de prévention des inondations et l’actualisation du volet « eaux pluviales » du Plan Directeur d’Assainissement.
Les eaux pluviales déversées annuellement sur Yaoundé sont drainées par un « réseau primaire », constitué principalement d’un réseau hydrographique très dense, dominé par le Mfoundi. Les cours d’eau, canaux ouverts, écoulements naturels de cours d’eau, sont parfois utilisés comme dépotoirs de déchets de toute nature et de collecteurs des eaux usées, ce qui entrave l’écoulement normal des eaux de ruissellement, provoquant ainsi des inondations avec des dégâts considérables.
Dans le cadre du projet PADY, 20 km de canaux bétonnés sur le Mfoundi et ses affluents ont été construits. Un appui a été accordé à la construction d’une station de dépotage et de traitement des boues de vidange, l’organisation de la pré-collecte des ordures ménagères pour éviter leur rejet dans les cours d’eau. De plus, des campagnes sur l’hygiène, la santé et les effets liés aux changements climatiques ont été menées.

With some 300,000 vehicles, greenhouse gas emissions are estimated at 212 kg CO2 eq/person/year. Rapid urbanisation is destroying the forest cover that is capable of sequestering some of the GHG emissions. Warming is increasing the evaporation of Yaoundé’s surface waters, which is in turn increasing rainfall intensity. The large volumes of runoff exceed the capacity of drainage systems, which use natural water courses. As a result, there is frequent flooding, which destroys infrastructures and property, and increases the risk of fatalities, waterborne diseases, and malaria.
Yaoundé is suffering from greater rainfall variability and an increasing frequency of heavy rainfall events.
This variability makes it difficult to predict rises in water levels in the main outlet for runoff, the Mfoundi river and its tributaries. The rainfall events are the cause of significant flooding in the city centre, where administrative, commercial and business activities are concentrated.
The Cameroon government’s National Climate Change Adaptation Plan aims, inter alia, to update its urban planning documents, taking into account the effects of climate change, and to draw up adaptation action plans in light of these effects.
The city’s population is estimated at 3 million. The project is of direct relevance for nearly 1.8 million people living in the conurbation.
The Yaoundé Water Management & Treatment Project is one of the country’s climate change action plans. It focuses on adaptation and resilience and seeks to resolve the city-centre’s flooding problems, to improve the living conditions for the populations, and to strengthen the operational capabilities of water management stakeholders.
The project achieved these objectives by constructing drainage infrastructures and installing river level monitoring systems. This involved the acquisition of hydrological and IT equipment for hydrological monitoring and related data management, training for Communauté Urbaine staff in the updating of the GIS information system, carrying out a study on flood prevention and updating the storm water management strand of the Strategic Water Management Plan. Annual storm water runoff in Yaoundé drains away via a « primary network », largely made up of a very dense hydrographic network, dominated by the Mfoundi. The water courses, open channels, and bodies of water from natural overflows in this network are sometimes used as dumps for all manner of waste and also collect waste water. Natural flows become blocked, with backing up leading to flooding, which causes substantial damage.
As part of the Yaoundé Water Management & Treatment Project, 20 km of concrete channels along the Mfoundi and its tributaries were constructed. The project also supported the construction of a decantation and faecal sludge treatment facilities and the organisation of pre-collection for household waste to avoid it being dumped into the water course. Finally, it supported information campaigns on hygiene, health, and the effects of climate change.

Principaux résultats obtenus

Les résultats obtenus sont principalement :
- l’évacuation des eaux pluviales est facilitée ;
- la fréquence des inondations dans le centre-ville est passée de 15 à 3 par an, entre 2006 et 2011 ;
- les taux de prévalence des maladies hydriques consécutives aux fréquentes inondations (paludisme, typhoïde et diarrhées) ont diminué ;
- respectivement de 47%, 47% et 36%, au cours de la période 2007 -2011 ;
- un aménagement paysager des abords des canaux a été réalisé ;
- les conditions de vie des populations ont été améliorées.

The main results were:
- improved storm water (runoff) drainage
- from 2006 to 2011 the frequency of flooding in the city centre fell from 15 to 3 per year
- from 2007 to 2011 the prevalence rate of waterborne diseases in the wake of frequent flooding (malaria, typhoid and diarrhea) fell to 47%, 47%, and 36% respectively
- the banks of water channels were landscaped
- the living conditions of the population have been improved.

Localisation