Biocarburant à base d’huiles usagées

Maroc

Jeunes (moins de 35 ans, en individuel ou en groupe)
Maroc

Laayoune, Boujdour, Dakhla

Période de réalisation de l'initiative

du 11/2015 au 12/2017

Description de l'initiative

Notre initiative a pour objectifs de contribuer à la réduction des sources d’émissions de gaz à effet de serre (GES) dont le dioxyde de carbone (CO2), à la promotion des énergies alternatives et à la réduction de la consommation du pétrole par les véhicules.
Il s'agit de la production de biodiesel à partir des huiles alimentaires usagées. Le biodiesel produit est ajouté en faibles proportions au gasoil pour son utilisation par les moteurs diesel de diverses natures (automobiles, véhicules agricoles, etc.). Pour développer notre projet, nous avons bénéficié de bourses et d’études de business plan de la part de la Fondation Banque Populaire et nous sommes en attente d’accord d’un crédit pour la création de notre entreprise et notamment la mise en place d’une unité de transformation qui comprendra une unité d’estérification complétée par une unité de neutralisation. Les deux procédés produisent du biodiesel sous forme d’esther méthylique, et selon les mêmes caractéristiques. La différence entre les deux est que le premier est totalement automatisé. En plus du biodiesel, le procédé permet de produire un sous-produit : la glycérine, qui peut aussi être valorisée dans plusieurs industries.
Nous avons également bénéficié d’échanges d’expériences avec d’autres entrepreneurs marocains (notamment Kilimanjaro Environnement).
En attendant les fonds, nous expérimentons le procédé dans un local familial. Nous avons pu produire 50 litres à ce jour.
Nos principales activités consistent au recensement et à la qualification des foyers cibles, la collecte des huiles alimentaires usagées qui sont acheminées vers un centre de stockage régional puis transférées à notre unité de valorisation nationale, pour intégrer notre ligne de traitement et être valorisées en biodiesel.

Principaux résultats obtenus

- opportunité de consommation d’une énergie verte dite « biocarburant » dans les transports publics de la ville. 3 kilos d’équivalent CO2 évités par litre d’huile alimentaire usagée valorisée
- création de trois emplois verts et durables ; les personnes concernées ont suivi un programme de réinsertion sociale et d’apprentissage d’un nouveau métier
A l'horizon 2018, ce projet pourrait permettre la création de plus de douze emplois dans notre région (de Guelmim à Dakhla) dans les métiers de la collecte et de la gestion de déchets.